Qui est l’investisseur israélien de 2024 ?

En Janvier 2024, la Bourse de Tel Aviv (Tel Aviv Stock Exchange) a publié les résultats d’une étude concernant l’investisseur israélien type de 2024. Quelles sont ses caractéristiques, ses tendances d’investissement et ses motivations ? Nous vous proposons d’en découvrir les détails dans cet article ainsi qu’un focus Herez sur une classe d’actifs.

 

La moitié de la population n’investit pas

Cette étude a été menée par Shiluv par le biais d’une enquête en ligne auprès d’un échantillon national représentatif de la population juive adulte en Israël. La moitié est investisseur actif / ancien investisseur, tandis que l’autre moitié n’investit pas du tout. Par rapport à une précédente enquête de fin 2022, la part des investisseurs actifs a baissé de 4%, passant de 42 à 38%. La grande part des investisseurs actifs a entre 30 et 49 ans (40%), suivis par les jeunes de moins de 29 ans (27%), le reste étant les plus âgés. 57% des investisseurs actifs sont des hommes.

 

L’investisseur israélien de 2024 est prudent…

L’investisseur israélien de 2024 fait preuve de prudence et de réflexion avant d’investir, en étant attentif au climat géopolitique et économique d’Israël.

Plusieurs critères sont importants pour lui. Sur le podium : le niveau de risque faible (67%) en premier, suivi par le track record et les faibles frais (48%). La confiance ne vient qu’en cinquième position. Ils sont tout de même influencés par leurs cercles familial et amical, voire la presse et les sites économiques. Ses décisions sont également motivées par le contexte (changement de gouvernement potentiel, le 7 octobre, réforme judiciaire).

En conclusion, les facteurs externes et l’environnement sont plus importants pour l’investisseur que les facteurs internes et personnels.

 

… mais optimiste

Les investisseurs conservent une foi robuste dans le marché financier et sont prêts à investir plus. Ils anticipent ainsi la réponse positive du marché en cas de changement dans la composition gouvernementale.

Les deux principaux obstacles à l’investissement sur les marchés de capitaux sont cependant le manque de liquidités disponibles (60%) et la crainte de perdre son argent (environ un tiers). Le manque de temps est également un obstacle tout comme l’incompréhension. La réduction des impôts pourraient les encourager à investir plus. Les investisseurs souhaitent mieux comprendre les placements et s’appuyer sur des sources professionnelles.

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Une majorité indépendante

Selon les données, près de 58% gèrent leurs portefeuilles de façon indépendante. 13% choisissent d’être à la fois conseillés et autonomes.

Les supports privilégiés : les résultats montrent que les plateformes d’investissement bancaire (41%) est le choix privilégié pour la gestion autonome des portefeuilles, suivies par les sociétés de placement (30%) et plateformes de banques d’investissement et conseillers bancaires (24% pour chacun). Les plateformes locales et étrangères de trading en cryptomonnaies atteignent 6%.

 

L’investisseur israélien est fortement exposé à l’étranger

Selon les données recueillies, les israéliens détiennent en moyenne 3,4 produits d’investissement. Parmi ces produits, les actions israéliennes sont le produit d’investissement le plus populaire sur le marché des capitaux. En effet, 46 % des investisseurs actifs en gestion autonome ont indiqué qu’ils investissaient dans des actions israéliennes. Cette préférence pour les actions nationales pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment la familiarité avec les entreprises locales, ainsi que la conviction en la résilience et la croissance du marché israélien.

Cependant, bien que les actions israéliennes soient dominantes, les investisseurs ne se limitent pas uniquement à ce marché. Environ 42 % des portefeuilles des investisseurs autonomes sont constitués d’actions étrangères, démontrant ainsi une diversification géographique dans leurs investissements. Cette diversification est souvent considérée comme une stratégie prudente pour atténuer les risques liés à la concentration excessive sur un seul marché.

Cette étude révèle cependant un aspect préoccupant : les régulations semblent avantager les investissements étrangers au détriment des investissements en Israël. Les institutions financières locales sont limitées dans leur capacité à facturer des frais de gestion pour les produits indiciels israéliens, alors qu’aucune restriction similaire n’existe pour les produits étrangers. Cette disparité réglementaire risque de pousser les institutions à privilégier les investissements étrangers, ce qui pourrait freiner les investissements en Israël.

 

Mises à part les actions, l’investisseur israélien opte pour les dépôts bancaires et les obligations

Une analyse plus approfondie des choix d’investissement révèle également des préférences particulières en matière de produits financiers. En dehors du marché des capitaux, les dépôts bancaires sont le produit d’investissement le plus courant, représentant 46 % des portefeuilles des investisseurs et les investissements en devises étrangères avec 27 % des investisseurs qui y ont alloué des fonds.

Il faut également noter l’importante part de la cryptomonnaie dans les portefeuilles d’investissement de 11%.

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Secteurs phares : high tech, banques et immobilier

En première position, sans surprise pour la Scale-up nation, le secteur de la high tech prime dans le portefeuille de l’investisseur israélien autonome (38%), suivi de près par les banques (30%), l’immobilier et la construction (22%), ainsi que les services financiers (19%).

Cependant, un quart des investisseurs ne sont pas certains des secteurs dans lesquels ils sont investis. Cette incertitude pourrait être attribuée à la complexité croissante du marché financier et à la nécessité pour les investisseurs de mieux comprendre leurs portefeuilles.

 

Facteurs impactant les décisions d’investissement

Les décisions d’investissement en Israël sont influencées par une multitude de facteurs, allant des relations personnelles à l’environnement économique global. La liquidité est très importante aux yeux de l’investisseur israélien (60%). Il recherche de bonnes conditions fiscales (35%), et des conseils pertinents pour une meilleure compréhension des produits.

L’une des conclusions de l’étude est l’importance de la confiance des amis et de la famille : 38% des non investisseurs la citent comme un facteur clé pour entrer sur le marché. Cette confiance est suivie de près par le revenu supplémentaire et les recommandations professionnelles.

Par ailleurs, les médias économiques ont une influence plus significative que les conseillers bancaires dans la prise de décision d’investissement. Les investisseurs accordent une importance croissante à des facteurs tels que le niveau de risque et la confiance en la gestion de leurs investissements.

L’intelligence artificielle émerge également comme un outil potentiellement précieux pour la prise de décisions d’investissement, bien que son adoption soit encore relativement faible parmi les investisseurs israéliens.

En ce qui concerne les événements extérieurs, le changement de gouvernement est perçu comme ayant le plus grand potentiel d’influence sur la disposition à investir (impact positif sur l’investissement pour la plupart) suivi de près par d’autres événements majeurs tels que la situation sécuritaire (impact négatif surtout pour les investisseurs passas) et la réforme juridique (impact négatif surtout pour les investisseurs actifs).

 

Conclusion

L’investisseur israélien témoigne d’une confiance solide dans le marché financier, tout en accordant une attention particulière à la sécurité et à l’information. La gestion autonome reste prédominante, bien que de nouveaux entrants optent pour un conseil externe professionnel. La diversification, tant géographique que sectorielle, est une tendance notable, bien que des asymétries réglementaires encouragent les investissements étrangers au détriment des investissements locaux. Les secteurs de la High Tech, des banques et de l’immobilier retiennent particulièrement l’attention des investisseurs. A noter que la volonté d’investir dans l’immobilier chez les investisseurs actifs a diminué de 6% par rapport à l’étude précédente. L’étude conclut que les investisseurs restent optimistes quant à l’avenir. Cependant, des efforts sont nécessaires pour stimuler davantage la confiance des investisseurs et pour exploiter pleinement le potentiel du marché financier israélien.

Avis Herez. Comment allier protection et marchés financiers ? Focus sur les produits structurés

Les produits structurés correspondent aux besoins des investisseurs averses au risque mais qui souhaitent s’exposer au marché des actions. Ces produits ont de nombreux avantages :

  • Rendement intéressant (>5%)
  • Protection relative du capital et des coupons
  • Possibilité du sur-mesure
  • Solution de diversification

Les produits structurés sont complexes : ils nécessitent de faire appel à des experts, rechercher une indépendance de l’émetteur et vérifier la lisibilité du sous-jacent. Il faut de plus prévoir une échéance longue et s’assurer qu’ils sont adaptés à votre situation.

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Sources :

L’investisseur israélien 2024 | Site web de TASE

tase-researchch-2024.pdf

Achevé de rédiger le 06 mai 2024.

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